Je me suis souvent demandé ce qu’il reste d’une vie passée sous les projecteurs, une fois qu’on a choisi de se placer derrière l’objectif. Est-ce que l’on oublie ? Est-ce que l’on range quelque part — dans un tiroir propre, entre les anciennes polaroïds et les carnets de casting — cette façon d’habiter son corps devant une caméra ? Et puis, la semaine dernière, j’ai eu ma réponse.
Deux shootings. Un en extérieur, un en studio. Et quelque chose s’est mis en place — presque malgré moi.
Vingt ans devant l’objectif — et puis, le grand pivot
Pendant vingt ans, j’ai été mannequin. Vingt ans à apprendre la lumière depuis l’intérieur — à sentir l’instant où le photographe retient son souffle, à comprendre ce que le regard peut contenir quand on sait où poser les yeux. C’est une école silencieuse, celle-là. Elle ne s’enseigne pas. Elle s’imprime.
Quand j’ai fondé Studio Sandra Da Silva à Paris 16e, j’ai choisi de passer de l’autre côté. Non pas pour oublier ce que j’avais été, mais pour mettre cette mémoire au service des autres — des femmes enceintes, des portraits corporate, des séances de grossesse où l’on cherche à capturer quelque chose d’indéfinissable. Cette intimité avec la lumière, cette intuition du geste juste, c’est mon héritage de mannequin. C’est ce que j’apporte à chaque séance photo à Paris.
Photographe portraitiste — mais aussi, parfois, modèle
Il y a quelque chose d’un peu paradoxal dans le fait d’être Portraitiste de France Major 2025 et de se retrouver, un matin, à se demander comment poser. On rit, un peu. Et puis on réalise que ça fait un moment — beaucoup trop longtemps — que l’on n’a pas été de l’autre côté.
Ma communication visuelle, mon identité de marque, les photos qui me représentent sur mon site et mes réseaux — tout ça méritait une mise à jour. Pas une simple mise à jour, d’ailleurs : une reconstruction. L’image que je donne de moi est le premier contact que j’ai avec mes clients. Autant qu’elle soit à la hauteur de ce que je leur promets.
Deux shootings, deux univers — et une évidence
En extérieur avec Stéphanie Toselli
Premier shooting. Paris, en extérieur. Avec Stéphanie Toselli derrière l’objectif. La lumière naturelle, le mouvement, cet espace entre le corps et la ville que l’on apprend à habiter différemment selon les années. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Et puis — presque immédiatement — quelque chose s’est enclenché.
Les mains. La tête. Le regard. Tout ça s’est mis en place seul, avec une fluidité que je ne m’explique pas rationnellement. Le corps a sa propre mémoire. Il sait, lui, ce que vingt ans de poses ont gravé dans ses réflexes — et il n’oublie pas.
En studio avec Alejandra Gomez
Deuxième shooting. En studio cette fois, avec Alejandra Gomez. Autre univers, autre lumière — artificielle, maîtrisée, construite. Le studio, c’est là où je travaille d’habitude. Mais cette fois, j’étais de l’autre côté du flash. Et c’est étrange de retrouver dans un espace familier cette sensation d’être sujet plutôt que regard.
Ce que j’ai ressenti là — cette connexion entre l’objectif et soi — c’est exactement ce que je cherche à créer pour chacune de mes clientes lors d’une
séance portrait à Paris. Ce moment où l’on cesse de penser à comment l’on paraît, pour simplement être. C’est ça, la vraie photographie.
Ce que le corps n’oublie jamais
Je me souviens d’une conversation avec un photographe de mode, il y a longtemps. Il m’avait dit : « Les meilleurs modèles, ce sont ceux qui ont appris à écouter l’image avant même qu’elle existe. » Sur le moment, je n’avais pas tout à fait compris. Aujourd’hui, en regardant les photos de ces deux shootings, je crois que je comprends enfin.
Il y a des attitudes qui ne s’inventent pas. Des regards caméra qui ne se forcent pas. Une façon de laisser entrer la lumière plutôt que de la subir. Tout ça, le corps le sait encore. Et c’est une forme de cadeau — de ces vingt années à poser — que je n’avais pas mesuré avant de me retrouver à nouveau devant un objectif.
Cette expérience nourrit aussi ma pratique de photographe à Paris. Comprendre ce que ressent quelqu’un face à un appareil photo — l’inconfort, le doute, mais aussi le plaisir quand on se sent en confiance — c’est ce qui me permet d’accompagner mes clients autrement. De leur dire les bonnes choses au bon moment. De créer cet espace rare où ils peuvent s’oublier pour mieux se découvrir.
Photographe à Paris 16 : une double vision
Que l’on vienne me confier une séance grossesse, un portrait professionnel ou un shooting personal branding à Paris, je crois que cette double expérience — d’avoir été modèle, d’être désormais photographe — est l’une des choses qui rend mon travail particulier. Je n’aborde pas la prise de vue comme quelqu’un qui ne sait pas ce que l’on ressent face à un objectif. J’ai été là. Je sais.
Et ces deux shootings de la semaine dernière me l’ont rappelé avec une clarté que je n’attendais pas : on ne quitte jamais vraiment ce que l’on a été. On le transforme.
Et si vous aussi, vous osiez vous laisser photographier ?
Peut-être que vous n’avez jamais posé de votre vie. Peut-être que vous pensez que ce n’est pas pour vous — que vous n’êtes pas photogénique, que vous ne savez pas quoi faire de vos mains, que vous allez être décevante. Je vous entends. Je l’ai pensé aussi, d’une certaine façon, en retournant devant cet objectif après si longtemps.
Et pourtant — le corps sait. Il suffit de lui faire confiance. C’est précisément ce que je vous propose lors de chaque séance photo à Paris : un espace pour que vous vous reconnaissiez, enfin, dans une image.
Envie de vous laisser photographier ? Contactez Studio Sandra Da Silva pour réserver votre séance portrait à Paris 16.


