Il y a des matins où l’on se réveille à Paris et où l’on sait, avant même d’avoir ouvert les yeux, que quelque chose d’important va se passer. Ce matin-là, c’était un mardi de mars. La Fashion Week Paris battait son plein, les rues du 7e arrondissement bruissaient de ce murmure particulier que seul ce moment de l’année sait créer — un mélange de tension créative, d’imperméables Bottega et de cafés bus trop vite entre deux castings.
Moi, j’étais déjà debout depuis l’aube. Mon sac ouvert, mes objectifs alignés sur le lit comme des soldats prêts au combat. Direction l’Hôtel Saxe. Direction l’image.
Un shooting Paris Fashion Week qui commence par un silence
Ce que personne ne vous dit sur les grands shootings à Paris, c’est qu’ils commencent toujours par un silence.
Quand Bruna Biancardi est entrée dans la suite de l’Hôtel Saxe, il y a eu exactement ça. Un silence. Pas le genre gêné — le genre qui précède quelque chose de beau. Elle portait déjà la robe, une création Sima Couture, tombant sur le corps avec cette grâce un peu irréelle que seules les grandes maisons savent insuffler au tissu. Les bijoux APM Monaco venaient poser çà et là leurs éclats discrets, comme des notes de musique sur une partition déjà parfaite.
Bruna est ce que l’on appelle dans le milieu une vraie. Pas simplement belle — instruite de sa beauté. Elle sait habiter un espace, elle sait regarder un objectif sans le défier ni s’y soumettre. Elle lui parle.
Et moi, j’écoutais cette conversation.
Photographier les femmes à Paris : vingt ans d’une même conviction
Photographier des femmes, c’est tout ce que je suis.
Vingt ans devant les objectifs m’ont appris une chose fondamentale : on ne photographie pas un visage, on photographie ce qu’une femme choisit de montrer ce jour-là. C’est ce qui guide chaque séance photo que je réalise depuis mon studio dans le 16e arrondissement de Paris — qu’il s’agisse d’un portrait féminin intime, d’un shooting grossesse, ou d’une couverture de magazine internationale.
Bruna, ce matin-là, avait choisi l’élégance tranquille. La puissance sans démonstration. Ce silence solaire que j’ai appris à reconnaître — et à ne jamais brusquer.
Paris en mars est une lumière à part entière. Elle entre par les fenêtres hautes de l’Hôtel Saxe avec cette qualité argentée, presque nordique, qui est la sienne aux premières heures. Elle ne flatte pas, elle révèle. Et ce qu’elle révélait ce matin sur Bruna était exactement ce que L’Officiel England attendait : une femme, une image, une évidence.
La couverture de L’Officiel England : l’aboutissement d’un parcours
Quand le magazine a confirmé que nous ferions la couverture, je n’ai pas sauté au plafond. J’ai simplement posé mon téléphone, regardé par la fenêtre un long moment, et pensé à tout le chemin parcouru.
Il y a quelques années, je photographiais les joueurs du PSG. Des hommes habitués aux caméras, aux flashs, à l’exposition permanente — et pourtant, si rarement vus. Ce travail au cœur du football de haut niveau m’avait appris quelque chose d’essentiel : les gens les plus exposés sont souvent les plus invisibles. Mon rôle, en tant que photographe portraitiste à Paris, a toujours été de les rendre visibles — vraiment visibles.
Bruna n’est pas seulement la femme de Neymar, et elle le sait mieux que quiconque. Elle est une femme qui a construit sa propre présence, sa propre ligne, son propre regard sur le monde. Ce shooting Paris, cette couverture, n’était pas une validation. C’était une affirmation.
Paris reste Paris — et certaines images demeurent
La Fashion Week se termine toujours trop vite. Les valises se referment, les suites d’hôtel reprennent leur anonymat de luxe, et la ville, soulagée, retrouve son rythme de croisière. Mais les images, elles, restent.
Une couverture de L’Officiel England. Une robe Sima Couture. Des bijoux APM Monaco. Une lumière de mars dans un palace du 7e arrondissement. Et deux femmes qui se sont comprises sans avoir besoin de beaucoup de mots.
C’est ça, ce métier. C’est ça, Paris.
Et moi, je recommencerais demain.
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Portraitiste spécialisée dans le portrait féminin et la maternité, je reçois dans mon studio du Paris 16e et me déplace sur tout Paris pour des séances photo sur mesure — de l’intimité d’un shooting grossesse à l’exigence d’un projet éditorial.
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Crédits Photographie : Sandra Da Silva — Studio Sandra Da Silva, Paris 16e Publication : L’Officiel England, édition printemps 2026 Styling : Sima Couture Bijoux : APM Monaco Lieu : Hôtel Saxe, Paris 7e







